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Courbé et avachi, dans la pénombre hostile,
L’Homme se tient là, ses doigts engourdis, sclérosés.
Il a l’œil vide, cherchant sans espoirs à scruter
L’Infini, noire demeure d’un éternel secret.
Et ce piteux pèlerin, qu’il est méprisable
Dans ses gémissements solitaires et puérils :
L’être, abandonné dans sa propre misanthropie,
Se masturbe sur le sang qui coule de ses entailles.
Puis, quand même les rats ont fuit ce mauvais spectacle,
Réalisant que ses pleurs ne s’offrent à personne,
Il met secrètement fin à sa litanie
Dorénavant conscient de son inanité.
S’impose alors en son sein la réalité :
Tel l’acteur que le public ennuyé délaisse
Au beau milieu d’un monologue, interloqué,
Il n’y a plus d’âme à émouvoir ou répugner.
Devant l’inutilité de ses incisions
Et n’ayant plus d’espérance, ce mortel décide
De se couper les yeux, regardant le soleil,
Afin de fuir la vision de sa solitude.
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